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La République d'Irlande

 

Anciennement, à partir de 1175, sous le règne du roi anglais Henri II, les anglais colonisent l'Irlande, jusqu'à l'inclure tout à fait au Royaume-Uni en 1801. Face aux abus des colons anglais, les irlandais s'émancipent en 1921, concédant l'Irlande du Nord aux protestants installés de longue date. En 1937, l'Irlande libre prend le nom d'Eire ou Éire (Irlande en gaélique) puis en 1948 devient la République d'Irlande et se sépare du Commonwealth. L'Irlande fait partie de l'Union Européenne depuis 1973 et a adopté l'euro comme monnaie en 2002. Il est à noter que les monnaies de l'Irlande libre sont de très belles pièces de collection, notamment les séries entre 1928 et 1943, en bronze et en argent.

(Voir ma collection personnelle)

 

Histoire de l'Irlande

(texte tiré de l'émission de Arte : "Le dessous des Cartes")

L'Irlande, un pays celte
Au début de l'ère chrétienne, l'Irlande est divisée en sept provinces, gouvernées chacune par un roi. Elle est peuplée de Celtes qui parlent le gaélique.

Christianisation de l'Irlande
Le célèbre Saint Patrick évangélisa les Irlandais au Vème siècle.

Le début de la colonisation anglaise
Au milieu du XVIème siècle, Henri VIII d'Angleterre se proclame roi d'Irlande, il lance une politique de peuplement appelée plantation. Des paysans anglais et écossais viennent s'installer sur des terres confisquées aux Irlandais, principalement dans le nord de l'île, en Ulster, où les terres sont plus fertiles.

La perte des terres irlandaises
Les propriétaires irlandais, au milieu du XVIIe siècle, deviennent peu à peu minoritaires dans le pays, passant de 60% à 14% de la population.

La racine du conflit irlandais
Parallèlement à la colonisation, Henri VIII veut imposer l'anglicanisme à tout le royaume, dont aux Irlandais qui sont de fervents catholiques. Dès la fin du XVIème siècle apparaissent les racines du conflit irlandais : la colonisation anglaise, qui implique la confiscation des terres par des colons Anglais ou Ecossais ; et la question religieuse, opposant les colons protestants aux autochtones catholiques. Or la question foncière, comme celle de l'émancipation vis-à-vis de Londres vont vite dépasser en importance la question religieuse.

Le partage de l'île
Après la première guerre mondiale, Londres finit par accorder l'autonomie interne à l'Irlande. Mais pour satisfaire les protestants irlandais, majoritaires dans la Province d'Ulster et partisans du maintien dans le Royaume-Uni, l'île est partagée.

Un partage “sur mesure” pour les Anglais
Sur les 32 comtés que compte l'île, 6 vont former l'Irlande du Nord et les 26 autres, l'Etat libre d'Irlande. Cette frontière ne correspond ni à la frontière de la Province d'Ulster, qui comptait 9 comtés, ni à une séparation religieuse entre catholiques et protestants, puisque les Protestants ne sont alors majoritaires que dans 4 des 6 comtés de l'Irlande du Nord. Ce découpage est donc démographique et économique puisque les Britanniques donnèrent aux protestants un territoire avec une majorité démographique confortable et viable économiquement, avec Belfast, qui était la seule zone industrielle de l'île. Londres conserve ainsi avec l'Irlande du Nord la partie utile de l'île.

La République d'Irlande
Quant à la République d'Irlande, totalement indépendante depuis 1948, elle a une superficie de 70 000 km2 et 4 millions d'habitants ; Dublin est sa capitale. Le vert du drapeau de la République d'Irlande, représente les Catholiques, l'orange représente les protestants, en hommage à Guillaume d'Orange qui soutint la lutte des protestants, au XVIIème siècle, quant au blanc, il représente la trêve entre les deux communautés.

Les difficultés de l‘indépendance
L'Irlande est un Etat à 95% catholique. La quasi-totalité des protestants vivent en Irlande du Nord. L'influence de l'église reste donc très forte, aussi bien sur les mentalités que sur la société elle-même. Le gaélique est la langue nationale, avec l'anglais dominant dans le pays, sauf dans certaines zones rurales de l'Ouest du pays. Au moment de son indépendance en 1948, l'Irlande est un pays relativement pauvre, privée de la partie industrielle de l'île au nord, et avec une économie tournée vers l'agriculture. Si bien qu'une partie de sa population part travailler en Angleterre ou aux Etats-Unis.

L'Irlande dans la CEE
L'Irlande adhère à la CEE, la Communauté Economique Européenne, en 1973, en même temps que le Royaume-Uni. Au milieu des années 1980, l'Irlande a un PIB par habitant qui est comparable aux régions pauvres de la Grèce, du Portugal, de l'Espagne ou du Mezzogiorno italien.

L'impact européen
Les subventions européennes ont représenté 32 milliards d'euros de transferts financiers en 30 ans (1973-2003). L'Irlande a pu ainsi doubler son PIB par habitant. Elle connaît depuis 1991 la croissance la plus forte d'Europe : presque 8% de croissance en moyenne, entre 1991 et 2001. A la différence du Royaume-Uni, elle fait partie de la zone euro.

l'Irlande, un “Tigre celtique”
Si l'Irlande est devenue un "Tigre celtique" , ce n'est pas uniquement grâce aux fonds européens. La fiscalité sur les sociétés et des cotisations patronales, sont les plus basses d'Europe. La main d'œuvre y est qualifiée et anglophone, ce qui permet à l'Irlande d'attirer un maximum d'investisseurs étrangers. Concentrés à Dublin, à Cork et dans la zone franche de Shannon, ces investissements concernent les secteurs pharmaceutiques, télécommunications et informatique, avec notamment des logiciels, dont l'Irlande est aujourd'hui le premier exportateur mondial.

Les relations avec les Etats-Unis
Sur un total de 1050 sociétés étrangères, l'Irlande accueille près de 500 sociétés américaines. La position géographique de l'île sur l'Atlantique est certes un avantage, mais le fait que plus de 40 millions d'Américains revendiquent une origine irlandaise explique l'intérêt des investisseurs américains. Avec la Grande Famine de 1845 due à la maladie de la pomme de terre, plus d'un million d'Irlandais ont émigré aux USA. Ainsi, certains politiques de Dublin disent se sentir plus «proches de Boston que de Berlin ». De plus, diplomatiquement, les Américains ont été très actifs dans les accords de paix en Irlande du Nord. Ces liens entre les deux pays permettent notamment à l'aviation américaine de se réapprovisionner en carburant à l'aéroport de Shannon lors de la guerre en Irak en 2003, alors que l'Irlande se veut un pays neutre. Le pays espère donc jouer de ses liens privilégiés avec les Etats-Unis pour apaiser les relations euro-américaines qui ont connu en 2003 des tensions à cause de l'Irak et des différends commerciaux. Un sommet aura d'ailleurs lieu entre les Etats-Unis et l'Union européenne en juin 2004 en Irlande.

L'UE et la paix en Irlande du Nord
L'entrée dans l'Union européenne a aussi eu un impact sur l'évolution des relations entre l'Irlande et l'Irlande du Nord : mise en place d'une euro région transfrontalière entre l'Irlande du Nord et les 6 comtés du sud. Initiative vis-à-vis de la paix en Irlande du Nord par le développement économique, avec les soutiens de Londres, Dublin et Washington. Après 30 ans de violence et plus de 3500 morts, ce processus a conduit en 1998 à l'accord du Vendredi Saint. Ce retour à la stabilité a permis une certaine relance économique en Irlande du Nord, même si dans les rues de Belfast, la violence se poursuit sporadiquement.

 

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Page créée le samedi 15 octobre 2005 | Dernière actualisation de la page : mercredi 12 septembre 2012

 

 
 

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